La Cour
pénale internationale (CPI) a déclarée
hier jeudi 10 avril courant que la RDC n'a pas respecté son obligation
de coopérer pleinement avec la Cour en ne procédant pas à l'arrestation et à la
remise du Président soudanais Omar Al Bashir à la Cour, lors de sa visite en
RDC les 26 et 27 février 2014.
La CPI a
informé le Conseil de sécurité des Nations unies et l'Assemblée des Etats
parties de la non-coopération de la RDC. Il appartient désormais aux Etats
parties et au Conseil de sécurité de prendre les mesures qu'ils estimeraient
nécessaires.
Pour
rappel le Président soudanais est accusé de crimes contre l'humanité, de crimes
de guerre et de génocide, a précisé la CPI dans un communiqué de presse.
Deux
mandats d'arrêt ont été délivrés par la CPI les 4 mars 2009 et 12 juillet 2010
à l'encontre de Omar Al Bashir pour cinq chefs de crimes contre l'humanité
(meurtre, extermination, transfert forcé de population, torture et viol), deux
chefs de crimes de guerre (fait de diriger intentionnellement des attaques
contre la population civile en tant que telle ou contre des civils qui ne participent
pas directement aux hostilités et pillage), et de trois chefs de génocide à
l'encontre des groupes ethniques des Four, Masalit et Zaghawa.
Par
ailleurs, la CPI a indiqué qu'un accord signé avec la Belgique sur la mise en
liberté provisoire de détenus est entré en vigueur jeudi. La Belgique devient
ainsi le premier État à accepter de recevoir des détenus de la Cour mis en
liberté provisoire sur son territoire à titre temporaire et aux conditions
fixées par la chambre compétente.
« Cet
accord représente un pas en avant en matière de coopération avec la CPI et nous
tenons à exprimer notre gratitude aux autorités belges pour leur soutien», a
expliqué le Greffier de la CPI Herman von Hebel. « Nous espérons également que
cette avancée incitera d'autres Etats à signer de tels accords avec la Cour »,
a-t-il ajouté.
Dans
toutes ses activités, la CPI compte sur la coopération des Etats et
organisations internationales, y compris pour l'accueil de détenus de la CPI
suite à leur mise en liberté provisoire, pour l'exécution des peines prononcées
contre les personnes condamnées, ou pour la réinstallation de témoins. La Cour
peut conclure des arrangements ou des accords afin de faciliter cette
coopération.

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