Les
Forces armées de la RDC (FARDC) ont lancé des nouvelles opérations contre la
Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) depuis le 3 avril 2014, dans
la plaine de Nyasumbe, dans le district de l’Ituri.
Cette
opération se déroule de façon conjointe avec la MONUSCO. L’offensive est lancée
après plus de deux mois de sensibilisation et d’appel à la reddition des
miliciens à intégrer le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion
(DDR) dont l’ultimatum est expiré depuis le 20 mars dernier.
Selon
certaines sources locales, l’opération militaire déclenchée par les Fardc viserait à traquer
les éléments réfractaires au processus et à mettre fin au phénomène des groupes
armés dans le district de l’Ituri, en Province Orientale.
D’après
le Bureau de coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA), plus
de 500 personnes (100 ménages) se seraient déplacés préventivement de Zitono,
Adiri (groupement Zadu) et d’autres localités environnantes telles que Muhani
(groupement Bamuko) et Seneka vers des zones mieux sécurisées tels que Kagaba
et Geti.
Plaidoyer des acteurs humanitaires
La communauté
humanitaire a rencontré les autorités militaires ainsi que la MONUSCO pour leur
réitérer la nécessité de respecter le Droit International Humanitaire et les
principes humanitaires ; de protéger les civils en permettant aux organisations
humanitaires de continuer à accéder à ces populations qui sont dans le besoin
partout où elles se trouveraient, et de leur rappeler l’impartialité de l’aide
humanitaire.
Il y a lieu de souligner
qu’en août 2013, les FARDC avaient
lancées leurs premières opérations contre la FRPI. Plus de 300 000 personnes
ont depuis été affectées par cette campagne militaire ; environ 200 000
personnes sont toujours en déplacement et vivent dans la précarité dans le Sud
Irumu.
Dans la foulée
de ces premiers combats, les acteurs humanitaires se sont mobilisés afin de
secourir les personnes affectées. Ainsi, entre autres, plus de 80 000 personnes
ont été ciblées pour des distributions générales de vivres, d’articles ménagers
essentiels (AME), des constructions des abris et des kits récréatifs pour
élèves et enseignants, signale Ocha.
Plusieurs
sources d’eau et puits ont été traités ou réhabilités ainsi que des latrines
publiques d’urgence dans les lieux de regroupement des déplacés.
Des mécanismes
de protection communautaire ont été mis en place et des sensibilisations en
appui psychosocial.
Des soins de
santé primaires ont été apportés aux personnes dans les besoins.
La milice de
FRPI a été crée en novembre 2002 pour servir de façade politique à des milices
recrutées principalement à Geti, Bogoro et Songolo.
La FRPI déclare
« se battre pour la défense et la sauvegarde des intérêts économiques des communautés
des Walendu Bindi ».
Gode Kalonji

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire