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jeudi 10 avril 2014

Conséquences de l’offensive des FARDC contre les miliciens de FRPI


Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont lancé des nouvelles opérations contre la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) depuis le 3 avril 2014, dans la plaine de Nyasumbe, dans le district de l’Ituri.

Cette opération se déroule de façon conjointe avec la MONUSCO. L’offensive est lancée après plus de deux mois de sensibilisation et d’appel à la reddition des miliciens à intégrer le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) dont l’ultimatum est expiré depuis le 20 mars dernier.


Selon certaines sources locales, l’opération  militaire déclenchée par les Fardc viserait à traquer les éléments réfractaires au processus et à mettre fin au phénomène des groupes armés dans le district de l’Ituri, en Province Orientale.

D’après le Bureau de coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA), plus de 500 personnes (100 ménages) se seraient déplacés préventivement de Zitono, Adiri (groupement Zadu) et d’autres localités environnantes telles que Muhani (groupement Bamuko) et Seneka vers des zones mieux sécurisées tels que Kagaba et Geti.
    

Plaidoyer des acteurs humanitaires

La communauté humanitaire a rencontré les autorités militaires ainsi que la MONUSCO pour leur réitérer la nécessité de respecter le Droit International Humanitaire et les principes humanitaires ; de protéger les civils en permettant aux organisations humanitaires de continuer à accéder à ces populations qui sont dans le besoin partout où elles se trouveraient, et de leur rappeler l’impartialité de l’aide humanitaire.

Il y a lieu de souligner qu’en août 2013, les FARDC  avaient lancées leurs premières opérations contre la FRPI. Plus de 300 000 personnes ont depuis été affectées par cette campagne militaire ; environ 200 000 personnes sont toujours en déplacement et vivent dans la précarité dans le Sud Irumu.

Dans la foulée de ces premiers combats, les acteurs humanitaires se sont mobilisés afin de secourir les personnes affectées. Ainsi, entre autres, plus de 80 000 personnes ont été ciblées pour des distributions générales de vivres, d’articles ménagers essentiels (AME), des constructions des abris et des kits récréatifs pour élèves et enseignants, signale Ocha.

Plusieurs sources d’eau et puits ont été traités ou réhabilités ainsi que des latrines publiques d’urgence dans les lieux de regroupement des déplacés.
Des mécanismes de protection communautaire ont été mis en place et des sensibilisations en appui psychosocial.
Des soins de santé primaires ont été apportés aux personnes dans les besoins.

La milice de FRPI a été crée en novembre 2002 pour servir de façade politique à des milices recrutées principalement à Geti, Bogoro et Songolo.

La FRPI déclare « se battre pour la défense et la sauvegarde des intérêts économiques des communautés des Walendu Bindi ».


Gode Kalonji

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